Per mess’i boschi inospiti e selvaggi

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Parmy les bois et desertz me pourmeine

Sans avoir peur, que
Mars mesme n'exempte :
Mais il n'est lieu ne rien qui me tormente,
Que le regret de la face sereine

Sans y penser je chante, o chose vaine !
Et m'est advis que je la voy présente,
Ou que parler avec d'autres la sente :
Mais puis ce n'est qu'un ormeau ou fontaine.

Ainsi je croy de l'ouyr babiller

Quand les oyseaux ne font que gazouiller,

Ou quand soubz l'herbe on sent barbouter l'unde.

Bref n'est silence, ou lieu en tout le monde,
Qui pour plaisir soit à cestuy pareil,
Si trop n'estoit loingtain de mon soleil.

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