D’un faux ami normand après la fraude

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Si du devin
Phebus mon cœur est pointelé,
Je sen que doi cheoir pour amoureuse ofrande
En un foier qui couve une flame
Normande,
Qui au feu d'amitié me doit voir immolé

Je pensoi que mon œil fut desja trop soulé

Des rayz de l'œil
Normand, mais ore je quémande
Les trets que l'arc d'ivin de tes yeux me débande,
Yeux qui si doucement mes espris ont voilé

Donques mon fort destin me somme et me commande,
Qu'a ce havre
Normand j'atache ma
Commande,
Epousant tout ainsi tes traces & tes pas

Qu'un
Limier talonnant d'un lièvre la
Carrière :
Mon
Lièvre, je le veu, si ta chère lumière
Ne fraude mon limier de tes frians apas.

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