Semaine Sainte

Treize petits enfants, bien propres, sont choisis,
Sains d’esprit et de corps, exempts d’érysipèle;
Tels des fruits qu’entre mille on élit et qu’on pèle,
Rejetant les noueux, les impurs, les moisis.

Saturés de parfums et de plaisir rosis,
Par le grand aumônier, menés à la Chapelle,
Le prêtre, tour à tour, les marque et les appelle,
Vêtus de rabats clairs et de draps cramoisis.

Le Roi qui, ce jour-là, s’humilie, agenouille
Sa Grandeur au-devant d’un, Lis que rien ne souille:
L’Enfance ! — et qui doit croître, intact ou déloyal.

Fleurs qui, toute leur vie, en le juste ou l’injuste,
Sentiront à leur pied cette brûlure auguste
Qu’un Saint jour, sur leur chair, mit le baiser royal.

Évaluations et critiques

Semaine Sainte
{{ reviewsTotal }}{{ options.labels.singularReviewCountLabel }}
{{ reviewsTotal }}{{ options.labels.pluralReviewCountLabel }}
{{ options.labels.newReviewButton }}
{{ userData.canReview.message }}
S’abonner
Notification pour
guest
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x