Automne malade et adoré

Tu mourras quand l’ouragan soufflera dans les roseraies

Quand il aura neigé

Dans les vergers
Pauvre automne

Meurs en blancheur et en richesse

De neige et de fruits mûrs

Au fond du ciel

Des éperviers planent

Sur les nixes nicettes* aux cheveux verts et naines

Qui n’ont jamais aimé
Aux lisières lointaines

Les cerfs ont bramé
Et que j’aime ô saison que j’aime tes rumeurs

Les fruits tombant sans qu’on les cueille

Le vent et la forêt qui pleurent

Toutes leurs larmes en automne feuille à feuille

Les feuilles

Qu’on foule

Un train

Qui roule

La vie

S’écoule
*Dans la mythologie germanique et scandinave les nixes sont des nymphes aquatiques qu’affectionne l’auteur (cf la Lorelei, qu’il évoque dans un autre poème). Apollinaire les qualifie de « nicettes », de l’ancien français « nice » : niais, mignon.

Évaluations et critiques :

Automne malade
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