Marie, vous passez en taille, et en visage

Marie, vous passez en taille, et en visage,

En grâce, en ris, en yeux, en sein, et en téton,

Votre moyenne soeur, d’autant que le bouton

D’un rosier franc surpasse une rose sauvage.
Je ne dis pas pourtant qu’un rosier de bocage

Ne soit plaisant à l’oeil, et qu’il ne sente bon ;

Aussi je ne dis pas que votre soeur Thoinon

Ne soit belle, mais quoi ? vous l’êtes davantage.
Je sais bien qu’après vous elle a le premier prix

De ce bourg, en beauté, et qu’on serait épris

D’elle facilement, si vous étiez absente.
Mais quand vous approchez, lors sa beauté s’enfuit,

Ou morne elle devient par la vôtre présente,

Comme les astres font quand la Lune reluit.

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Marie, vous passez en taille, et en visage
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