Quand en songeant ma folâtre j’acolle

Share on facebook
Share on twitter
Share on whatsapp

Quand en songeant ma folâtre j’acolle,

Laissant mes flancs sur les siens s’allonger,

Et que, d’un branle habilement léger,

En sa moitié ma moitié je recolle !
Amour, adonc si follement m’affole,

Qu’un tel abus je ne voudroi changer,

Non au butin d’un rivage étranger,

Non au sablon qui jaunoie en Pactole.
Mon dieu, quel heur, et quel consentement,

M’a fait sentir ce faux recollement,

Changeant ma vie en cent métamorphoses !
Combien de fois, doucement irrité,

Suis-je ore mort, ore ressuscité,

Entre cent lis et cent merveilles roses !

Recommander

Partager:

Share on facebook
Share on twitter
Share on email
Share on linkedin

CITATIONS ET EXTRAITS

{{ reviewsTotal }}{{ options.labels.singularReviewCountLabel }}
{{ reviewsTotal }}{{ options.labels.pluralReviewCountLabel }}
{{ options.labels.newReviewButton }}
{{ userData.canReview.message }}

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.