À Mlle Honorine Chauveau

À quoi donc rêvent-ils, vos beaux yeux andalous,

Quand, voilant à demi sa lueur incertaine,

Votre regard s’en va se perdre loin de nous,

Comme s’il contemplait quelque image lointaine ?
Quand vous semblez chasser toute pensée humaine

Et que, sur le clavier au son plaintif et doux,

Sans but, las et distrait, votre doigt se promène,

Jeune fille rêveuse, à quoi donc songez-vous ?
Oh ! sans doute qu’alors votre âme ouvre ses ailes,

Et s’en va retrouver, dans des sphères nouvelles,

Ceux que le ciel emporte, hélas ! et ne rend pas !
Nous vivons dans un monde où presque tout s’oublie ;

Mais il reste toujours quelque chaînon qui lie

Aux anges de là-haut les anges d’ici-bas !
(1876)

Évaluations et critiques :

À Mlle Honorine Chauveau
{{ reviewsTotal }}{{ options.labels.singularReviewCountLabel }}
{{ reviewsTotal }}{{ options.labels.pluralReviewCountLabel }}
{{ options.labels.newReviewButton }}
{{ userData.canReview.message }}

Vous voulez rejoindre la communauté des poètes? Laissez-nous savoir ce que vous pensez de ce poème!

S’abonner
Notification pour
guest
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x