Conte d’amour (IV)

Dans les jardins mouillés, parmi les vertes branches,

Scintille la splendeur des belles roses blanches.
La chenille striée et les noirs moucherons

Insultent vainement la neige de leurs fronts :

Car, lorsque vient la nuit traînant de larges voiles,

Que s’allument au ciel les premières étoiles,

Dans les berceaux fleuris, les larmes des lutins

Lavent toute souillure, et l’éclat des matins

Fait miroiter encor parmi les vertes branches

Le peplum virginal des belles roses blanches.
Ainsi, ma belle, bien qu’entre tes bras mutins

Je sente s’éveiller des désirs clandestins,

Bien que vienne parfois la sorcière hystérie

Me verser les poisons de sa bouche flétrie,

Quand j’ai lavé mes sens en tes yeux obsesseurs,

J’aime mieux de tes yeux les mystiques douceurs

Que l’irritant contour de tes fringantes hanches,

Et mon amour, absous de ses désirs pervers,

En moi s’épanouit comme les roses blanches

Qui s’ouvrent au matin parmi les arbres verts.

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Conte d’amour (IV)
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