A Fanny (II)

Mai de moins de roses, l’automne

De moins de pampres se couronne,

Moins d’épis flottent en moissons,

Que sur mes lèvres, sur ma lyre,

Fanny, tes regards, ton sourire,

Ne font éclore de chansons.
Les secrets pensers de mon âme

Sortent en paroles de flamme,

A ton nom doucement émus :

Ainsi la nacre industrieuse

Jette sa perle précieuse,

Honneur des sultanes d’Ormuz.
Ainsi sur son mûrier fertile

Le ver de Cathay mêle et file

Sa trame étincelante d’or.

Viens, mes Muses pour ta parure

De leur soie immortelle et pure

Versent un plus riche trésor.
Les perles de la poésie

Forment sous leurs doigts d’ambrosie

D’un collier le brillant contour.

Viens, Fanny : que ma main suspende

Sur ton sein cette noble offrande…

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