Balcony

Share on facebook
Share on twitter
Share on whatsapp

As-tu vu
Ouï ou su soûl pour l'arbre inouï les références acquises
Péniblement menteuses
Hantées et doriques
S'y affalant zoomorphes dans l'obscurité que la
curiosité demandait sous le manteau

Ruines à part
Si tu n'exiges pas que je dise la vérité première

L'atroce formule où je nage aux lueurs d'une aube

Depuis longtemps mûre

Parues au balcon enfumé d'un ostracisme de mise
Je voudrais tant dire tant boire
Et voir dans la semaine
Mais il n'est pas d'usage le boire
Encore moins le voir
Si tu voulais m'envoyer ces peaux de prix
Ces amertumes désirées
Guère apparues après la fièvre
Il fallait y faillir
Il fallait y croire
Je n'ai pas su racler la gorge du pigeon
Du voltigeur émérite
Du conquérant tardif
Faute d'avalanches les cires volcaniques ont décidé de
se soustraire à la formule courante :

Assez de nids comme ça !
Il y aurait eu belle eau que la jambe s'amusait sans
discrédit sensible

Mais à quoi bon le redire :

Tout n'était cacheté qu'en vue d'un envoi massif vers
ces îles tachetées dont on parle si souvent

Entre amis
Tu ne dois plus insister
Il serait vain de prétendre vaincre une résistance
inexistante

Tout au plus un sommeil léger

Si l'on veut tout chambarder

Autant de gagné pour l'hystérie historique
As oui je il tu
Te saluent au bas de la montagne
Espérant que l'impossible tienne enfin parole et secoue la torpeur où s'ébattent de si joyeux drilles avant-coureurs des réunions de familles du meilleur monde où l'on

s'en mêle
Politesse n'est pas vice
Avis à qui pourra dévisser cette vis avisée et sévie
Tout à toi
Tu crains l'incroyable
N'en crois rien
C'est incassable
Même je dirai :
Timide
Evolutions d'une musique qui m'a l'air de n'y pas tenir ? À qui la faute ?

Pas à nous certes
Si l'oriflamme revenait je m'en irais te rejoindre
5 mai 1949

César Moro

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.