Sonnet astronomique

Alors que finissait la journée estivale,

Nous marchions, toi pendue à mon bras, moi rêvant

A ces mondes lointains dont je parle souvent.

Aussi regardais-tu chaque étoile en rivale.
Au retour, à l’endroit où la côte dévale,

Tes genoux ont fléchi sous le charme énervant

De la soirée et des senteurs qu’avait le vent.

Vénus, dans l’ouest doré, se baignait triomphale.
Puis, las d’amour, levant les yeux languissamment,

Nous avons eu tous deux un long tressaillement

Sous la sérénité du rayon planétaire.
Sans doute, à cet instant deux amants, dans Vénus,

Arrêtés en des bois aux parfums inconnus,

Ont, entre deux baisers, regardé notre terre.

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Sonnet astronomique
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