Saisons brouillées

Quand naissent les fleurs au chant des oiseaux

Ton étrange voix gravement résonne,

Et comme aux échos des forêts d’automne

Un pressentiment court jusqu’en mes os.
Quand l’or des moissons mûrit sous la flamme,

Ton lointain sourire à peine tracé

Me pénètre ainsi qu’un brouillard glacé.

L’hiver boréal envahit mon âme.
Quand saignent au soir les bois dépouillés,

L’odeur de ta main laisse dans la mienne

L’odeur des printemps d’une étoile ancienne,

Et je sombre au fond d’espoirs oubliés.
Es-tu donc un monde au rebours du nôtre

Changeant et mortel, où je vis aussi ?

Soumis à lui seul, insensible ici,

Si je meurs dans l’un, survivrai-je en l’autre ?
Je regarderai dans tes yeux ouverts

Quand viendront le froid, la neige et la pluie.

La perdrai-je encor, mon âme éblouie,

Dans tes yeux brûlants comme les déserts ?

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Saisons brouillées
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