Ne touchez pas aux Marbres

Il se peut qu’au Musée on aime une statue,

Un secret idéal par Phidias sculpté :

Entre elle et vous il naît comme une intimité ;

Vous venez, la déesse à vous voir s’habitue.
Elle est là, devant vous, de sa blancheur vêtue,

Et parfois on oublie, admirant sa beauté,

La neigeuse froideur de la divinité

Qui, de son regard blanc, trouble, fascine et tue.
Elle a semblé sourire, et, plus audacieux,

On se dit : « L’Immortelle est peut-être une femme ! »

Et vers la main de marbre on tend sa main de flamme.
Le marbre a tressailli, la foudre gronde aux cieux !…

Vénus est indulgente, elle comprend, en somme,

Que le désir d’un Dieu s’allume au cœur d’un homme !
4 avril 1867.

Évaluations et critiques :

Ne touchez pas aux Marbres
{{ reviewsTotal }}{{ options.labels.singularReviewCountLabel }}
{{ reviewsTotal }}{{ options.labels.pluralReviewCountLabel }}
{{ options.labels.newReviewButton }}
{{ userData.canReview.message }}

Vous avez des choses à dire sur ce poème? Partagez-les! Nous voulons savoir ce que vous en pensez!

S’abonner
Notification pour
guest
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x