Ô poëte trop prompt à te laisser charmer,

Si cette douce enfant devait t’être ravie

Et si ce cœur en qui tout le tien se confie

Ne pouvait pas pour toi frémir & s’animer ?
N’importe ! ses yeux seuls ont su faire germer

Dans mon âme si lasse & de tout assouvie

L’amour qui rajeunit, console & purifie,

Et je devrais encor la bénir & l’aimer.
Heureux ou malheureux, je lui serai fidèle ;

J’aimerai ma douleur, puisqu’elle viendra d’elle

Qui chassa de mon sein la honte & le remord.
Vierge dont les regards me tiennent sous leurs charmes,

Si tu me fais pleurer, je bénirai mes larmes,

Si tu me fais mourir, je bénirai la mort !

Évaluations et critiques :

Serment
{{ reviewsTotal }}{{ options.labels.singularReviewCountLabel }}
{{ reviewsTotal }}{{ options.labels.pluralReviewCountLabel }}
{{ options.labels.newReviewButton }}
{{ userData.canReview.message }}

Vous voulez être un poète ? Alors, commentez ce poème et dites-nous ce que vous en pensez!

S’abonner
Notification pour
guest
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x