Sur l’eau bleue et profonde

Nous allons voyageant,

Environnant le monde

D’un sillage d’argent,

Des îles de la Sonde,

De l’Inde au ciel brûlé,

Jusqu’au pôle gelé…
Les petites étoiles

Montrent de leur doigt d’or

De quel côté les voiles

Doivent prendre l’essor ;

Sur nos ailes de toiles,

Comme de blancs oiseaux,

Nous effleurons les eaux.
Nous pensons à la terre

Que nous fuyons toujours,

À notre vieille mère,

À nos jeunes amours ;

Mais la vague légère

Avec son doux refrain

Endort notre chagrin.
Le laboureur déchire

Un sol avare et dur ;

L’éperon du navire

Ouvre nos champs d’azur,

Et la mer sait produire,

Sans peine ni travail,

La perle et le corail.
Existence sublime !

Bercés par notre nid,

Nous vivons sur l’abîme

Au sein de l’infini ;

Des flots rasant la cime,

Dans le grand désert bleu

Nous marchons avec Dieu !
1841

Évaluations et critiques :

Les Matelots
{{ reviewsTotal }}{{ options.labels.singularReviewCountLabel }}
{{ reviewsTotal }}{{ options.labels.pluralReviewCountLabel }}
{{ options.labels.newReviewButton }}
{{ userData.canReview.message }}

Votre opinion compte! Partagez-la et dites-nous ce que vous pensez de ce poème.

S’abonner
Notification pour
guest
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x