Arabesques de malheur

Nous nous aimions comme deux fous;

On s’est quittés sans en parler.

(Un spleen me tenait exilé

Et ce spleen me venait de tout.)
Que ferons-nous, moi, de mon âme,

Elle de sa tendre jeunesse !

Ô vieillissante pécheresse,

Oh! que tu vas me rendre infâme!
Des ans vont passer là-dessus;

On durcira chacun pour soi;

Et plus d’une fois, je m’y vois,

On ragera : « Si j’avais su! »….
Oh! comme on fait claquer les portes,

Dans ce Grand Hôtel d’anonymes!

Touristes, couples légitimes,

Ma Destinée est demi-morte!….
- Ses yeux disaient : « Comprenez-vous!

« Comment ne comprenez-vous pas ! »

Et nul n’a pu le premier pas;

On s’est séparés d’un air fou.
Si on ne tombe pas d’un même

Ensemble à genoux, c’est factice,

C’est du toc. Voilà la justice

Selon moi, voilà comment j’aime.

Évaluations et critiques :

Arabesques de malheur
{{ reviewsTotal }}{{ options.labels.singularReviewCountLabel }}
{{ reviewsTotal }}{{ options.labels.pluralReviewCountLabel }}
{{ options.labels.newReviewButton }}
{{ userData.canReview.message }}

Vous voulez rejoindre la communauté des poètes? Laissez-nous savoir ce que vous pensez de ce poème!

S’abonner
Notification pour
guest
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x