Après avoir longtemps erré sur le rivage

Après avoir longtemps erré sur le rivage

Où l’on voit lamenter tant de chétifs de cour,

Tu as atteint le bord où tout le monde court,

Fuyant de pauvreté le pénible servage.
Nous autres cependant, le long de cette plage,

En vain tendons les mains vers le nautonnier sourd,

Qui nous chasse bien loin ; car, pour le faire court,

Nous n’avons un quatrain pour payer le naulage.
Ainsi donc tu jouis du repos bienheureux,

Et comme font là-bas ces doctes amoureux,

Bien avant dans un bois te perds avec ta dame :
Tu bois le long oubli de tes travaux passés,

Sans plus penser en ceux que tu as délaissés,

Criant dessus le port ou tirant à la rame.

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Après avoir longtemps erré sur le rivage
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