Chanson des peintres

Laques aux teintes de groseilles

Avec vous on fait des merveilles,

On fait des lèvres sans pareilles.
Ocres jaunes, rouges et bruns

Vous avez comme les parfums

Et les tons des pays défunts.
Toi, blanc de céruse moderne

Sur la toile tu luis, lanterne

Chassant la nuit et l’ennui terne.
Outremers, Cobalts, Vermillons,

Cadmium qui vaux des millions,

De vous nous nous émerveillons.
Et l’on met tout ça sur des toiles

Et l’on peint des femmes sans voiles

Et le soleil et les étoiles.
Et l’on gagne très peu d’argent,

L’acheteur en ce temps changeant

N’étant pas très intelligent.
Qu’importe ! on vit de la rosée,

En te surprenant irisée,

Belle nature, bien posée.
Pluriel féminin

Je suis encombré des amours perdues,

Je suis effaré des amours offertes.

Vous voici pointer, jeunes feuilles vertes.

Il faut vous payer, noces qui sont dues.
La neige descend, plumes assidues.

Hiver en retard, tu me déconcertes.

Froideur des amis, tu m’étonnes, certes.

Et mes routes sont désertes, ardues.
Amours neuves, et vous amours passées,

Vous vous emmêlez trop dans mes pensées

En des discordances éoliennes.
Printemps, viens donc vite et de tes poussées

D’un balai d’églantines insensées

Chasse de mon coeur les amours anciennes !

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Chanson des peintres
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