Sans rancune

Larmes des yeux, les malheurs des malheureux,

Malheurs sans intérêt et larmes sans couleurs.

Il ne demande rien, il n’est pas insensible,

Il est triste en prison et triste s’il est libre.
Il fait un triste temps, il fait une nuit noire

À ne pas mettre un aveugle dehors. Les forts

Sont assis, les faibles tiennent le pouvoir

Et le roi est debout près de la reine assise.
Sourires et soupirs, des injures pourrissent

Dans la bouche des muets et dans les yeux des lâches.
Ne prenez rien : ceci brûle, cela flambe !

Vos mains sont faites pour vos poches et vos fronts.
* * *
Une ombre…

Toute l’infortune du monde

Et mon amour dessus

Comme une bête nue.

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