Balte

Share on facebook
Share on twitter
Share on whatsapp

Le garde polonais aux yeux cernés de sciure, aux mains grasses d'essence. Sa femme qui ne supportait plus l'amour qu'il lui donnait avec des destructions de forêts dans les yeux. Et

sa fille qui se déshonora toute seule pour abréger sa solitude.
(Fermant les yeux, elle perçut le cri lointain d'un rapace et comme du bec il perçait l'œil tendre de la martre. Elle usa d'une forme barbare voyant qu'elle n'expliquerait son

sang que par les ravages de la horde.
Mais cette même pourpre la gardaient les commande-ries baltes dans la brique de leurs murs : Toruri, Reval et Marienburg, de même que le cœur cinq fois fléché qu'y

adora le père quand, ouvrier des constructions navales, il suait l'iode et la rouille.)
Maintenant c'est le vin de l'oubli qu'avant boire il contemple longtemps pour voir au travers le monde et cette Passion solaire qui rougit la mer vers minuit.

Dominique Pagnier

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.