La Rencontre de Manon et de de Grieux

Share on facebook
Share on twitter
Share on whatsapp

Parmi les douze filles qui étaient enchaînées six à six par le milieu du corps, il y en avait une dont l'air et la figure étaient si peu conformes à sa condition,
qu'en tout autre état je l'eusse prise pour une personne du premier rang.
Sa tristesse, la saleté de son linge et de ses habits l'enlaidissaient si peu, que sa vue m'inspira du respect et de la pitié.
Elle tâchait néanmoins de se tourner, autant que sa chaîne pouvait le permettre, pour dérober son visage aux yeux des spectateurs.
L'effort qu'elle faisait pour se cacher était si naturel, qu'il paraissait venir d'un sentiment de modestie.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Autres ouvrages de

Antoine Francois Prevost