À Mlle Almita Leduc

Ô ma chère Almita, dis-moi, t’en souvient-il ?

Ce n’était qu’un bébé, tu n’étais qu’un doux ange ;

Et Dieu sait quel courant de sympathie étrange

Vous pénétra tous deux de son charme subtil.
Puis l’âge vint ; la vie est un décor qui change.

Pourtant, presque mourant, quand il revint d’exil,

Ton nom fit souvent poindre une larme à son cil :

Du temps et de l’oubli toujours le cœur se venge.
Tout est passé, ma chère ; et ton petit ami

Repose maintenant dans sa tombe endormi ;

Si fragile est la base où tout espoir se fonde !
Il dort, et j’attends l’heure où, pensive, à genoux,

Celle qui l’eût aimé viendra, seule avec nous,

Laisser tomber un pleur sur la fosse profonde.

(1902)

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À Mlle Almita Leduc
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