Le pitre

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Le tréteau qu’un orchestre emphatique secoue

Grince sous les grands pieds du maigre baladin

Qui harangue non sans finesse et sans dédain

Les badauds piétinant devant lui dans la boue.
Le plâtre de son front et le fard de sa joue

Font merveille. Il pérore et se tait tout soudain,

Reçoit des coups de pieds au derrière, badin,

Baise au cou sa commère énorme, et fait la roue.
Ses boniments, de coeur et d’âme approuvons-les.

Son court pourpoint de toile à fleurs et ses mollets

Tournants jusqu’à l’abus valent que l’on s’arrête.
Mais ce qu’il sied à tous d’admirer, c’est surtout

Cette perruque d’où se dresse sur la tête,

Preste, une queue avec un papillon au bout.

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CITATIONS ET EXTRAITS

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