Ah ! que je suis fâché ! maudit soit le réveil

Ah ! que je suis fâché ! maudit soit le réveil

Qui me prive du bien dont j’avais jouissance

Cette nuit en songeant. Las ! depuis ma naissance,

Je n’ai point eu de bien à celui-là pareil.
Il me semblait qu’Amour, ennemi de tout deuil,

Une moisson de fleurs versait en abondance,

Dessus nos corps unis d’une ferme alliance.

Ô songe délectable, ô gracieux sommeil !
Que d’amour, que d’appas, que de douces blandices,

Que de ris, que d’ébats, que de molles délices,

Que de naissantes morts, que de jeux amoureux !
Que de baisers confits en sucre, en ambroisie !

De ces plaisirs, dormant, j’avais l’âme saisie.

Fut-il jamais en songe un amant si heureux !

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Ah ! que je suis fâché ! maudit soit le réveil
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