Fête galante

Ah ! si fines de taille, et si souples, si lentes

Dans leur étroit peignoir enrubanné de feu,

Les yeux couleur de lune et surtout l’air si peu

Convaincu du réel de ces fêtes galantes !
Ah ! le charmant sourire ailleurs, inattentif

De ces belles d’antan, lasses d’être adorées

Et graves, promenant, exquises et parées,

L’ennui d’un coeur malade au fond seul et plaintif :
Qu’importe à Sylvanire et les étoffes rares

Et les sonnets d’Oronte et les airs de guitares,

Qu’éveille au fond des parcs l’indolent Mezzetin ?
Auprès de Cydalise à la rampe accoudée,

Sylvanire poudrée, en grand habit, fardée,

Sait trop qu’Amour, hélas ! est un songe lointain.

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Fête galante
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