L’enfance n’est sinon qu’une sterile fleur…

L’Enfance n’est sinon qu’une sterile fleur,

La jeunesse qu’ardeur d’une fumiere vaine,

Virilité qu’ennuy, que labeur, et que peine,

Vieillesse que chagrin, repentance, et douleur ;
Nos jeux que déplaisirs, nos bon-heurs que mal-heur,

Nos thrésors et nos biens que tourment et que geine,

Nos libertez que laqs, que prisons, et que chaine

Notre aise, que mal-aise et nostre ris que pleur :
Passer d’un àge à l’autre est s’en aller au change

D’un bien plus petit mal en un mal plus estrange

Qui nous pousse en un lieu d’où personne ne sort.
Nostre vie est semblable à la mer vagabonde,

Où le flot suit le flot, et l’onde pousse l’onde,

Surgissant à la fin au havre de la mort.

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L’enfance n’est sinon qu’une sterile fleur…
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