Sur un miroir

Toutes les fois, miroir, que tu lui serviras

A se mettre du noir aux yeux ou sur sa joue

La poudre parfumée, ou bien dans une moue

Charmante, son carmin aux lèvres, tu diras:
« Je dormais reflétant les vers, que sur l’ivoire

Il écrivit… 1 Pourquoi de vos yeux de velours,

De votre chair, de vos lèvres, par ces atours,

Rendre plus éclatante encore la victoire? »
Alors, si tu surprends quelque regard pervers,

Si de l’amour présent elle est distraite ou lasse,

Brise-toi, »mais ne lui sers pas, petite glace,

A s’orner pour un autre, en riant de mes vers.

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