Soir d’été

Le soleil brûlait l’ombre, et la terre altérée

Au crépuscule errant demandait un peu d’eau ;

Chaque fleur de sa tête inclinait le fardeau

Sur la montagne encor dorée.
Tandis que l’astre en feu descend et va s’asseoir

Au fond de sa rouge lumière,

Dans les arbres mouvants frissonne la prière,

Et dans les nids :  » Bonsoir ! Bonsoir !  »
Pas une aile à l’azur ne demande à s’étendre,

Pas un enfant ne rôde aux vergers obscurcis,

Et dans tout ce grand calme et ces tons adoucis

Le moucheron pourrait s’entendre.

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