Le château de l’espérance

Ta pâle chevelure ondoie

Parmi les parfums de ta peau

Comme folâtre un blanc drapeau

Dont la soie au soleil blondoie.
Las de battre dans les sanglots

L’air d’un tambour que l’eau défonce,

Mon coeur à son passé renonce

Et, déroulant ta tresse en flots,
Marche à l’assaut, monte, – ou roule ivre

Par des marais de sang, afin

De planter ce drapeau d’or fin

Sur ce sombre château de cuivre
– Où, larmoyant de nonchaloir,

L’Espérance rebrousse et lisse

Sans qu’un astre pâle jaillisse

La Nuit noire comme un chat noir.

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