Nell

Ta rose de pourpre, à ton clair soleil,

O Juin, étincelle enivrée ;

Penche aussi vers moi ta coupe dorée :

Mon coeur à ta rose est pareil.
Sous le mol abri de la feuille ombreuse

Monte un soupir de volupté ;

Plus d’un ramier chante au bois écarté,

O mon coeur, sa plainte amoureuse.
Que ta perle est douce au ciel parfumé,

Etoile de la nuit pensive !

Mais combien plus douce est la clarté vive

Qui rayonne en mon coeur charmé !
La chantante mer, le long du rivage,

Taira son murmure éternel,

Avant qu’en mon coeur, chère amour, ô Nell,

Ne fleurisse plus ton image !

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