Toujours, à toutes les secondes

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Toujours, à toutes les secondes,

Tandis qu’errante ou sous mon toit

Je suis moins moi-même que toi,

Ton corps lointain se mêle au monde !
— Je t’évoque : doux, sans orgueil,

Alternant les bonds et les pauses,

La tristesse comblant ton œil,

Avec précaution tu poses,

(C’est dans mon songe !) sur le seuil

De mon âme amère et déclose,

Ton pas calculé de chevreuil…

Anna de NOAILLES

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