Ni la fureur de la flamme enragée

Ni la fureur de la flamme enragée,

Ni le tranchant du fer victorieux,

Ni le dégât du soldat furieux,

Qui tant de fois, Rome, t’a saccagée,
Ni coup sur coup ta fortune changée,

Ni le ronger des siècles envieux,

Ni le dépit des hommes et des dieux,

Ni contre toi ta puissance rangée,
Ni l’ébranler des vents impétueux,

Ni le débord de ce dieu tortueux

Qui tant de fois t’a couvert de son onde,
Ont tellement ton orgueil abaissé,

Que la grandeur du rien qu’ils t’ont laissé

Ne fasse encore émerveiller le monde,

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