Un tel souffle, ne l’ai-je pas puisé au flux des minuits…

Extrait
Un tel souffle, ne l’ai-je pas puisé au flux des minuits,

pour l’amour de toi, afin que tu vinsses un jour ?

Parce que j’espérais apaiser ton visage

par des splendeurs à la force presque intacte,

une fois que dans l’infini de ce que j’en suppose il reposerait en face du mien.

Sans bruit, de l’espace advenait à mes traits ;

afin de suffire au grand regard levé en toi,

mon sang miroitait et s’approfondissait.
Quand à travers la pâle division de l’olivier

la nuit régnait avec plus de force, de toutes ses étoiles,

je me dressais, je me tenais debout et me

renversais en arrière, et recevais la leçon

dont jamais ensuite je n’ai compris qu’elle venait de toi.
Ô quelle forte parole fut semée en moi

pour que si jamais ton sourire advient,

par mon regard je transfère sur toi l’espace du monde.

Mais tu ne viens pas, ou tu viens trop tard.

Jetez-vous, anges, sur ce champ de lin bleu.

Anges, anges, fauchez.

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