Où que je tourne l’oeil, soit vers le Capitole

Où que je tourne l’oeil, soit vers le Capitole,

Vers les bains d’Antonin ou Dioclétien,

Et si quelque oeuvre encor dure plus ancien

De la porte Saint-Paul jusques à Ponte-mole :
Je déteste à part moi ce vieux faucheur, qui vole,

Et le ciel, qui ce tout a réduit en un rien :

Puis songeant que chacun peut répéter le sien,

Je me blâme, et connais que ma complainte est folle.
Aussi serait celui par trop audacieux,

Qui voudrait accuser ou le temps ou les cieux,

Pour voir une médaille ou colonne brisée.
Et qui sait si les cieux referont point leur tour,

Puisque tant de seigneurs nous voyons chacun jour

Bâtir sur la Rotonde et sur le Colisée ?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.