Nos fesses ne sont pas les leurs

Nos fesses ne sont pas les leurs. Souvent j’ai vu

Des gens déboutonnés derrière quelque haie,

Et, dans ces bains sans gêne où l’enfance s’égaie,

J’observais le plan et l’effet de notre cul.
Plus ferme, blême en bien des cas, il est pourvu

De méplats évidents que tapisse la claie

Des poils ; pour elles, c’est seulement dans la raie

Charmante que fleurit le long satin touffu.
Une ingéniosité touchante et merveilleuse

Comme l’on ne voit qu’aux anges des saints tableaux

Imite la joue où le sourire se creuse.
Oh ! de même être nus, chercher joie et repos,

Le front tourné vers sa portion glorieuse,

Et libres tous les deux murmurer des sanglots ?

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