Magie de la nature

Béant, je regardais du seuil d’une chaumière

De grands sites muets, mobiles et changeants,

Qui, sous de frais glacis d’ambre, d’or et d’argent,

Vivaient un infini d’espace et de lumière.
C’étaient des fleuves blancs, des montagnes mystiques.

Des rocs pâmés de gloire et de solennité,

Des chaos engendrant de leur obscurité

Des éblouissements de forêts élastiques.
Je contemplais, noyé d’extase, oubliant tout,

Lorsqu’ainsi qu’une rose énorme, tout à coup,

La Lune, y surgissant, fleurit ces paysages.
Un tel charme à ce point m’avait donc captivé

Que j’avais bu des yeux, comme un aspect rêvé,

La simple vision du ciel et des nuages !

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