La roue de moulin

Les nuages traînant leurs blocs

Autour du soleil qui les troue,

On voit reflamboyer la roue

Du moulin bâti dans les rocs.
Et la chose monstre qui tourne

Noire, en son clair rutilement,

Bat des mousses de diamant

Dans la ruelle où l’eau s’enfourne.
Puis, à mesure qu’il s’éteint,

Des tons de l’astre elle se teint.

Un rosâtre glacis carmine son ébène.
Voici que, grandie à présent,

Rouge, elle tourne dans du sang,

Ayant l’air de brasser une hécatombe humaine !

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