La mélancholie de Pierrot

Le premier jour, je bois leurs yeux ennuyés….

Je baiserais leurs pieds,

À mort. Ah! qu’elles daignent

Prendre mon cœur qui saigne!

Puis, on cause…. – et ça devient de la Pitié;

Et enfin je leur offre mon amitié.
C’est de pitié, que je m’offre en frère, en guide;

Elles, me croient timide,

Et clignent d’un œil doux :mal

« Un mot, je suis à vous! »

(Je te crois) Alors, moi, d’étaler les rides

De ce cœur, et de sourire dans le vide…..
Et soudain j’abandonne la garnison,

Feignant de trahisons!

(Je l’ai échappé belle!)

Au moins, m’écrira-t-elle?

Point. Et je la pleure toute la saison….

– Ah! j’en ai assez de ces combinaisons!
Qui m’apprivoisera le cœur! belle cure…..

Suis si vrai de nature

Aie la douceur des sœurs !

Oh viens ! suis pas noceur,

Serait-ce donc une si grosse aventure

Sous le soleil ? dans toute cette verdure…

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