Je la désire…

Je la désire dans cette ombreuse lumière

qui tombe avec midi sur la dormante treille,

quand la poule a pondu son œuf dans la poussière.

Par-dessus les liens où la lessive sèche,

je la verrai surgir, et sa figure claire.

Elle dira : je sens des pavots dans mes yeux.

Et sa chambre sera prête pour son sommeil,

et elle y entrera comme fait une abeille

dans la cellule nue que blanchit la chaleur.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.