J’ai travesti, pour te complaire

J’ai travesti, pour te complaire,

Ma véhémence et mon émoi

En un cœur lent et sans colère.
Mais ce qui m’importe le plus

Depuis l’instant où tu m’as plu,

C’est d’être un jour lasse de toi !
— Je perds mon appui et mon aide,

Tant tu me hantes et m’obsèdes

Et me deviens essentiel !

Je ne vois la vie et le ciel

Qu’à travers le vitrail léger

Qu’est ton nuage passager.

— Je souffre, et mon esprit me blâme,

Je hais ce harassant désir !

Car il est naturel à l’âme

De vivre seule et d’en jouir…

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