Dans l’ombre de ce vallon…

Dans l’ombre de ce vallon

Pointent les formes légères

Du Rêve. Entre les bourgeons

Et du milieu des fougères

Émergent des fronts songeurs

Dans leurs molles chevelures,

Et des mamelles plus pures

Que le calice des fleurs.
Ô rêve, de cette écorce

Dégage ton souple torse,

Tes deux seins roses et blancs,

Et laisse dans le branchage

Retomber le long feuillage

De tes cheveux indolents.

Ne sors jamais qu’à demi

De cette écorce native

Et reste à jamais captive

De ce silence endormi,

Ô Beauté triste et pensive.
1910

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