Chapelle ruinée

Et je retourne encor frileux, au jet des bruines,

Par les délabrements du parc d’octobre. Au bout

De l’allée où se voit ce grand Jésus debout,

Se massent des soupçons de chapelle en ruines.
Je refoule, parmi viornes, vipérines,

Rêveur, le sol d’antan où gîte le hibou;

L’érable sous le vent se tord comme un bambou,

Et je sens se briser mon cœur dans ma poitrine.
Cloches des âges morts sonnant à timbres noirs

Et les tristesses d’or, les mornes désespoirs,

Portés par un parjure que le rêve rappelle,
Ah ! comme, les genoux figés au vieux portail,

Je pleure ces débris de petite chapelle…

Au mur croulant, fleuri d’un reste de vitrail !

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