Ballade de retour

Le Temps met Septembre en sa hotte,

Adieu, les clairs matins d’été!

Là-bas, l’Hiver tousse et grelotte

En son ulster de neige ouaté.

Quand les casinos ont jeté

Leurs dernières tyroliennes,

La plage est triste en vérité!

Revenez-nous, Parisiennes!
Toujours l’océan qui sanglote

Contre les brisants irrités,

Le vent d’automne qui marmotte

Sa complainte à satiété,

Un ciel gris à perpétuité,

Des averses diluviennes,

Cela doit manquer de gaieté!

Revenez-nous, Parisiennes!
Hop! le train siffle et vous cahote!

Là-bas, c’est Paris enchanté,

Où tout l’hiver on se dorlote :

C’est l’opéra, les fleurs, le thé,

Ô folles de mondanité

Allons ! Rouvrez les persiennes

De l’hôtel morne et déserté!

Revenez-nous, Parisiennes!
ENVOI
Reines de grâce et de beauté,

Venez, frêles magiciennes,

Reprendre Votre Royauté :

Revenez-nous, Parisiennes!

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