Amitié. À Mlle N***

Je connais un petit ange

Lequel n’a jamais mouillé

Sa blanche robe à la fange

Dont notre monde est souillé.
C’est lui qui donne le change

Au pauvre cœur dépouillé

Que l’amour, vautour étrange,

D’un bec cruel a fouillé.
Cet ange, qui vous ressemble,

Sous son aile nous rassemble :

C’est la divine Amitié.
Son regard est doux et calme ;

Il m’offre sa chaste palme…

En voulez-vous la moitié ?

(1876)

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