Adieu les jours sereins, et les nuits étoilées !

La neige à flocons lourds s’amoncelle à foison

Au penchant des coteaux, dans le fond des vallées :

C’est le dernier effort de la rude saison.
C’est le mois ennuyeux, le mois des giboulées ;

Des frimas cristallins l’étrange floraison

Brode ses fleurs de givre aux branches constellées ; ―

Là-bas un trait bronzé dessine l’horizon.
Le vieux chasseur des bois dépose ses raquettes ;

Plus d’orignaux géants, plus de biches coquettes,

Plus de course lointaine au lointain Labrador.
Il s’en consolera, dans la combe voisine,

En regardant monter sur un feu de résine

La sève de l’érable en brûlants bouillons d’or.

(1878)

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Mars
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