Grande Hazana!

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L'arbre défait ses plis
et le noir de la nuit mange
les yeux d'une lune d'argile
Si la mort pénètre ici dans le cours des eaux la rivière est sans mémoire vers l'éclat gelé de la nuit
image du livre sans feuille où les terres s'assèchent
Là-bas où s'étonne encore l'herbe frileuse
Le feu que je nomme bleuit comme les bois déjà couverts d'encre
Une campagne sans souffle derrière l'aboi des sapins
accueille les dormeurs perdus dans un songe de sang
Plus loin
comme une fumée
l'eau rêve sur la terre défaite

Marcelin Pleynet

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