Sous les faunes

Share on facebook
Share on twitter
Share on whatsapp

Nous nous serrions, hagards, en silencieux gestes,

Aux flamboyants juins d’or, plein de relents, lassés,

Et tel, rêvassions-nous, longuement enlacés,

Par les grands soirs tombés, triomphalement prestes.
Debout au perron gris, clair–obscuré d’agrestes

Arbres évaporant des parfums opiacés,

Et d’où l’on constatait des marbres déplacés,

Gisant en leur orgueil de massives siestes.
Parfois, cloîtrés au fond des vieux kiosques proches,

Nous écoutions clamer des peuples fous de cloches

Dont les voix aux lointains se perdaient, toutes tues,
Et nos coeurs s’emplissaient toujours de vague émoi

Quand, devant l’oeil pierreux des funèbres statues,

Nous nous serrions, hagards, ma Douleur morne et moi.

Recommander

Partager:

Share on facebook
Share on twitter
Share on email
Share on linkedin

CITATIONS ET EXTRAITS

{{ reviewsTotal }}{{ options.labels.singularReviewCountLabel }}
{{ reviewsTotal }}{{ options.labels.pluralReviewCountLabel }}
{{ options.labels.newReviewButton }}
{{ userData.canReview.message }}

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.