Quatre fossés couraient autour de l’enclos. Or,

Quand le soleil de Mai, brûlant l’air de ses flammes,

Sabrait leur eau dormante avec toutes ses lames,

La ferme s’allumait d’un encadrement d’or.
Ils s’étendaient, plaqués au bord de mousse verte

Et de lourds nénuphars étoilant le flot noir.

Les grenouilles venaient y coasser, le soir,

L’oeil large ouvert, le dos enflé, le corps inerte.
Des canards pavoisés y nageaient fiers et lents,

Des canards bleus, verts, gris, pourpres, des canards blancs,

Des canards clairs et blancs, avec un grand bec jaune ;
Ils y plongeaient leur aile et leur ventre lustré,

Et les pattes battant les eaux, le col doré,

Cassaient rageusement des iris longs d’une aune.

Évaluations et critiques :

L’Enclos
{{ reviewsTotal }}{{ options.labels.singularReviewCountLabel }}
{{ reviewsTotal }}{{ options.labels.pluralReviewCountLabel }}
{{ options.labels.newReviewButton }}
{{ userData.canReview.message }}

Quelle est votre interprétation de ce poème ? Commentez et laissez-nous savoir!

S’abonner
Notification pour
guest
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x