Bien que par le pesché, dont nostre premier pere..

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… Bien que par le pesché, dont nostre premier pere

Nous a bannis du ciel, la terre dégenere

De son lustre premier, portant de son seigneur

Sur le front engravé l’éternel deshonneur ;

Que son aage decline avec l’aage du monde ;

Que sa fecondité la rende moins feconde,

Semblable à celle-là dont le corps est cassé

Des tourmens de Lucine, et dont le front lassé

D’avoir de ses enfans peuplé presque une ville,

Espuisé de vertu, devient en fin sterile :

Si fournit-elle encore assez ample argument,

Pour celebrer l’auteur d’un si riche ornement.

Jamais le gay printems à mes yeux ne propose

L’azur du lin fleuri, l’incarnat de la rose,

Le pourpre rougissant de l’oeillet à maints plis,

Le fin or de Clytie, et la neige du lis,

Que je n’admire en eux le peintre qui colore

Les champs de plus de teints que le front de l’aurore,

Qui, quittant des poissons le tempesteux sejour,

Conduit, avant-couriere, es Indes un beau jour,

Ou de l’arc qui promet aux plaines alterées

D’arrouser leurs seillons de fecondes orées…

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