Églogue désolée

Share on facebook
Share on twitter
Share on whatsapp

Amour dont je chéris la fourrure mouillée

quand remue à ton cou ce minable ornement,

laisse-moi du beau corps que tu meus sagement

peindre la vraie image austère et dépouillée.
Je t’emporte avec moi, masque de porcelaine,

silencieux esprit de la rue en été.

Quand, écoeurante enfin par trop de chasteté,

l’odeur des eaux pénètre une terre plus saine,
quand la ville mûrit comme un fruit altéré,

sous la pluie et le gaz favorable aux baisers,

je sais que ton oeil jaune a des feux indomptables.
- Mais, guerrière, ta voix qui m’enchante et m’accable

je la viens étouffer dans tes cheveux épais,

- et qu’un poème pur consacre notre paix.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.